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Document d’aide et de présentation pour EDUCONNECT

Un site remarquable :
Banque de données de fiches d’identité de très nombreux animaux

 

     Ressources pour l’enseignement des LVE
Vous trouverez sous ce lien de nombreuses ressources pédagogiques extrêmement pertinentes et pouvant être transposées dans toute autre langue.

 

Ecole maternelle Roassal : l’imagier des fruits

 

10 mai : Commémoration de l’abolition de l’esclavage.

École Ronchèse

M. Le Recteur a souhaité se rendre dans une école de la circonscription pour témoigner, par sa présence auprès des enfants, de l’importance accordée à ce qui fût un pas supplémentaire dans la marche de l’Homme vers son Humanité.

Les élèves, sollicités sur ce thème, faisaient montre tout autant de connaissances que de convictions qu’il reste à l’École à amender : l’esclavage, n’est pas seulement, comme ils l’exprimaient, un combat qui se réduirait à l’affrontement des Blancs contre les Noirs.

Cette réalité est plus complexe, que leur jeune âge peine à appréhender : il s’agit avant tout de l’éternel combat du fort d’un instant contre le faible du moment, quelles que soient ses origines ou sa couleur.
L’Histoire nous l’enseigne et nous invite, en ce jour particulier, d’apprendre à nous défier de notre part sombre pour préserver et développer en nous le bel éclat de la Fraternité.

Ainsi, toute idée de discrimination doit soulever notre saine indignation, rejoignant ainsi la parole d’Albert Camus qui affirmait :
« Je me révolte, donc nous sommes ».

 

La Grande Lessive
La Grande Lessive® est une installation artistique éphémère faite par toutes et tous autour de la Terre. La Grande Lessive® a obtenu en 2019 l’agrément du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
Cette année, nos écoles Ronchèse et Jean Macé ont été distinguées par l’exposition de leurs œuvres que vous retrouverez en cliquant sur cette phrase.

En direct de notre école Dubouchage maternelle
L’école maternelle Dubouchage a participé à un journal collaboratif sur la proposition du CLEMI.
Vous retrouverez la page du Madmagz qui présente leurs travaux en cliquant ici

 

P.A.I. école inclusive

 

 

Séance mathématiques à Macé maternelle

 

Les écoles Rothschild1 et Dubouchage labellisées Elysée 2020 !

L’école primaire Rothschild1 et l’école Dubouchage à Nice ont été labellisées « Elysée 2020 », sous la double tutelle du Ministère de l’Education nationale française et des Affaires culturelles allemandes, et font désormais partie (pour le cycle 1) du réseau franco-allemand des écoles maternelles ayant une approche linguistique en allemand en France (ou en français en Allemagne).

Il s’agit d’une reconnaissance de l’engagement de la circonscription de Nice 6 quant à la promotion de parcours d’excellence qui valorisent la diversité linguistique, et notamment la langue allemande, dans un continuum, de la maternelle au baccalauréat.

Ce label souligne également l’engagement d’une équipe pédagogique et la détermination d’une directrice, Mme Frédérique Roland, qui s’emploie à l’attractivité d’un parcours linguistique expérimental, porté par des pratiques immersives de type Emile ou soft Clil, qui devrait permettre à terme la création d’ une école d’immersion en langue allemande (EDIL).

L’accès à une scolarité à forte dominante linguistique constitue une plus-value pour des élèves issus de milieux sociaux hétérogènes et permet au territoire (bassin Garros et réseau Calmette) de conduire des cohortes d’élèves à une maîtrise plus affinée des langues étrangères et de gagner en attractivité au regard de besoins socio-économiques en France, en Allemagne et en Europe.

Ce dispositif permet à la fois une progression dans la langue vivante étrangère mais également un renforcement dans la langue française et parallèlement un développement de connaissances métalinguistiques souvent portées par plusieurs champs disciplinaires.

Ce retour positif valorise le travail partenarial associant la circonscription de Nice 6 et les corps d’inspection (IA-IPR d’allemand et IEN), le centre culturel franco-allemand, les conseillers pédagogiques de circonscription, un réseau d’ établissements en France et en Allemagne (dont des kitas), sous l’impulsion de la DRAREIC depuis plusieurs années.

Le réseau franco-allemand des écoles maternelles bilingues – Élysée 2020

Annoncé lors de la signature le 22 janvier 2013 de la Charte de qualité franco-allemande pour les écoles maternelles bilingues par le ministre français de l’éducation et son homologue allemande, le réseau franco-allemand des écoles maternelles bilingues- Élysée 2020 a été officiellement lancé le 24 novembre 2013 à Sarrebruck en présence des deux ministres.

Ce réseau compte plus de 100 écoles qui offrent à leurs élèves un enseignement en français et en allemand dès leurs premières années de scolarisation. Ce dispositif a été renforcé en France par l’apprentissage obligatoire d’une langue vivante dès le cours préparatoire.

Espace marchand

La Grande Lessive de trois écoles

 

La Lettre de Jaurès

Voici l’intégralité de la « Lettre aux instituteurs et institutrices »parue le dimanche 15 janvier 1888 dans La Dépêche :

« Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la Patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils puissent se représenter à grands traits l’espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l’instinct, et qu’ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s’appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort.

Eh quoi ! Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d’années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l’été le peu qu’ils ont appris l’hiver. Ils font souvent, au sortir de l’école, des rechutes profondes d’ignorance et de paresse d’esprit, et je plaindrais ceux d’entre vous qui ont pour l’éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.

J’entends dire, il est vrai : À quoi bon exiger tant de l’école ? Est-ce que la vie elle-même n’est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d’une démocratie ardente, l’enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d’égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ? Je le veux bien, quoiqu’il y ait encore dans notre société, qu’on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire, tout d’abord, amitié avec la démocratie par l’intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l’âme de l’homme, à l’idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d’orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d’enfance, c’est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

Comment donnerez-vous à l’école primaire l’éducation si haute que j’ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d’abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu’ils ne puissent plus l’oublier de la vie et que, dans n’importe quel livre, leur œil ne s’arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c’est la clef de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J’ai vu, l’autre jour, un directeur très intelligent d’une école de Belleville, qui me disait : « Ce n’est pas seulement à la campagne qu’on ne sait lire qu’à peu près, c’est-à-dire point du tout ; à Paris même, j’en ai qui quittent l’école sans que je puisse affirmer qu’ils savent lire. » Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu’ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel.

J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître.

Sachant bien lire, l’écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale, il est vrai, mais très haute de l’histoire de l’espèce humaine, de la structure du monde, de l’histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l’humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l’esprit ; il n’est pas nécessaire qu’il dise beaucoup, qu’il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu’il leur donnera concourent nettement à un tableau d’ensemble. De ce que l’on sait de l’homme primitif à l’homme d’aujourd’hui, quelle prodigieuse transformation ! et comme il est aisé à l’instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l’enfant l’effort inouï de la pensée humaine !

Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu’il enseigne. Il ne faut pas qu’il récite le soir ce qu’il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu’il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu’il se soit émerveillé tout bas de l’esprit humain, qui, trompé par les yeux, a pris tout d’abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l’infini de l’espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d’une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l’émotion de son esprit. Ah ! sans doute, avec la fatigue écrasante de l’école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d’une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l’ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l’intelligence s’éveiller autour de vous. Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l’enseignement aux enfants que de le rapetisser.

Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : « Les enfants ont en eux des germes, des commencements d’idées. » Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d’une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d’autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d’éducateurs.

Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront. »

Jean Jaurès dans La Dépêche, le dimanche 15 janvier 1888

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